Arrivé en grande pompe avec Paul Pogba et Eric Dier en juillet dernier, Ansu Fati avait répondu à l’appel de l’AS Monaco après plusieurs saisons ratées, contrariées notamment par les blessures. Le club de la Principauté avait vu, dans un prêt avec option d’achat, l’occasion de relancer l’ancien prodige du FC Barcelone. Un pari à moindre coût, malgré un salaire astronomique pris en charge de moitié (soit 250 000 euros mensuels selon L’Équipe), mais qui pouvait s’avérer gagnant-gagnant. Si tous les doutes n’ont pas été dissipés, l’ASM semble cependant avoir été convaincue par l’Espagnol. À en croire L’Équipe, elle souhaiterait lever l’option d’achat de 11 millions d’euros qui accompagne le prêt de Fati.
L’opération ne serait pas simple à réaliser pour ce qui est de la partie financière, car si l’indemnité de transfert paraît abordable aux finances monégasques, la question du salaire pourrait en revanche constituer un frein. Le joueur formé à la Masia émarge actuellement à 500 000 euros bruts mensuels au Barça, et cela jusqu’en 2028. Un montant qui, en l’état actuel des choses, exploserait la grille salariale de l’ASM. Selon le quotidien, les différentes parties devraient se réunir d’ici deux semaines pour juger de la faisabilité de cette opération et qui exigerait de gros efforts de la part du joueur.
Mais les négociations pourraient partir sur de bonnes bases. Car si l’attaquant de 23 ans n’est pas titulaire à l’ASM (10 titularisations sur 28 apparitions) et que les relations ont d’abord été fraîches avec Sébastien Pocognoli, en plus d’être tancé par ses coéquipiers, au point de se poser la question d’une rupture de prêt anticipée durant l’hiver, celui qui a inscrit neufs buts cette saison a finalement fait la démarche de se fondre dans le moule des efforts collectifs instauré par le technicien belge. Aussi, il se plairait en Principauté. Des arguments qui pourraient l’inciter à prolonger l’aventure sur le Rocher.
